Royside : De l’ombre à la lumière

Depuis sa chambre, Royside commence à écrire des poèmes à l’âge de 11 ans. Aujourd’hui, il partage son univers sur scène, avec toujours son large sourire aux lèvres. En pleine préparation de son premier livre, il a encore des rêves plein la tête. Nous sommes partis à sa rencontre le 21 janvier, avant son concert prévu à Trilport.

Royside, c’est une star à part entière. De son pseudonyme qui symbolise les différentes facettes de celui qui n’écoute pas avec le terme « ros » (créole) et « side » pour les différentes facettes de son métier. Et pourtant, c’est un homme très à l’écoute que nous avons rencontré.

CASSER CE MUR ENTRE L’ARTISTE ET LE PUBLIC

Les stars sont souvent représentées comme des personnes inaccessibles. On les voit seulement lors de leur prestation sans même pouvoir leur parler par la suite. Royside, lui, accueille chaque personne avant le début du concert. Chacun est invité à danser et à chanter avec lui pendant son interprétation, un bon moment de convivialité et de partage, « pour moi chaque être humain est une étoile. Je trouvais que le fait d’être sur scène mettait une limite entre le public et la star. Mon but est de casser cette limite et d’aller au plus près des gens ». C’est pourquoi, on peut le retrouver dans des bars, des petites salles et même dans des appartements ! Un concept original qui le mène rapidement à faire le tour de la France, « je me suis dit pourquoi je ne pourrai pas le faire pour une petite dizaine de personnes, ça fait très intimiste certes, mais au moins j’ai un contact particulier ».

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Générations Fréquence Mouv

UNE SIMPLE FEUILLE ET UN STYLO

Tout a commencé à l’âge de 11 ans, une simple feuille et un stylo lui ont suffi pour exprimer ses rêves. Son grand frère lui fait découvrir le rap à ses 15 ans, « il en avait marre que j’écoute les boys band et les girls band de l’époque ». Grâce à lui, il découvre un nouveau genre musical, un registre qui lui correspond, « j’habitais dans une cité mal fréquentée à Aulnay-sous-Bois et c’était vraiment ce que je vivais au quotidien ». Kery James, Youssoupha ou encore Gaël Faye sont des rappeurs dont il s’est inspiré, « pour moi, Gaël Faye n’a pas toute la reconnaissance qu’il devrait avoir en tant que rappeur et d’ailleurs, il a sorti un livre il n’y a pas longtemps. Ça m’a encouragé à écrire le mien ».

Ses poèmes passent du papier à l’interprétation. Au lycée, alors qu’un de ses amis découvre l’une de ses compositions, « il m’a dit tiens ça serait bien que tu puisses les poser sur de l’instrumental rap ». Il tente alors l’expérience. Au fur et à mesure, il découvre qu’il n’arrive pas à faire ressortir totalement tout ce qu’il ressent. C’est alors qu’il découvre le slam dans un bar, avec une amie, « je me suis dit là, je peux vraiment mettre en avant chaque mot et prendre le temps de pouvoir les exprimer ». La naissance de l’artiste Royside débute lors d’une séance d’improvisation à Paris. Il fait la rencontre d’un groupe de musiciens admiratif de son travail qui lui demande de devenir leur chanteur, « pour moi, c’était un rêve de gosse de me dire un jour, j’aurais des musiciens avec moi ». Ils se lancent ensemble dans l’aventure et font naitre deux albums. Ils finirent par se séparer des années après et il rencontra alors les deux musiciens qui l’accompagnent aujourd’hui : Ludjy Marajo, Nicolas Lienard. L’album « L’envolée » sort alors fin 2014.

UN MESSAGE DE PAIX INTÉRIEURE

Cet orateur au grand coeur est très actif dans le milieu associatif et culturel. Il donne des cours d’écriture à des collégiens et organise des conférences/débats publics. Il n’hésite pas à partager sa vision positive et ses pensées de paix intérieure lors d’évènements pour des associations dans le besoin, mais aussi sur ses réseaux sociaux à travers ses citations et vidéos. « Je pousse chacun à se battre pour réaliser ses rêves. Au fond, le plus dur, c’est de prendre la décision de réaliser son rêve, puis après, il faut juste se lancer », précise le chanteur.

Ce sourire aux lèvres, Royside ne l’avait pas aussi souvent auparavant, « ceux qui me connaissent depuis plus de dix ans diront que je suis un peu passé de l’ombre à la lumière ». Il était renfermé sur lui-même et n’avait pas confiance en lui. C’est lors d’un concert au centre pour enfants de rééducation et de réadaptation fonctionnelle Le Brasset à Meaux, qu’il s’est rendu compte que la noirceur et la tristesse de ses textes n’étaient rien comparées à ce que ces enfants ont vécu, « je suis arrivé devant eux, debout sur mes deux jambes, en pleine et bonne santé et je me disais, je ne peux pas être en face de ces jeunes et parler de mes difficultés ». De ça, est sortie le titre « Mais j’y arriverai » de l’album « L’effet papillon vol.1 » et d’autres morceaux. A travers sa plume, il n’a qu’un souhait : démontrer que chaque personne peut atteindre son rêve, peu importe d’où il part. C’est d’ailleurs le sujet de son livre en préparation, « je vais parler du fait de partir de quelque chose et d’atteindre son rêve ». On l’attend avec impatience…

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– Générations Fréquence Mouv

Fanny Labarre, article publié sur le site gfmlaradio.com

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