THE SUPERMEN LOVERS FAIT SON GRAND RETOUR AVEC UN NOUVEL EP

Seize ans après la sortie du titre Starlight, qu’est devenu The Supermen Lovers ? Nous sommes partis à sa rencontre pour la sortie de son nouvel EP « Walking on the moon ».

The Supermen Lovers est un nom en hommage au morceau de Johnny « Guitar » Watson, Superman Lover, « les gens s’attendaient à voir un boys band ou un truc du genre avec ce nom, mais non, désolé ! » raconte avec amusement Guillaume Atlan. Ce musicien américain de funk, jazz et soul fait partie des artistes qui ont baigné son enfance et son adolescence, avec d’autres titres disco-funk. A cette époque, Supermen se définit comme un véritable intégriste du funk. Ce style musical s’est imposé dans ses compositions, « je suis venu naturellement à ça, ce n’est pas une volonté, ça s’est fait de soi-même ». Depuis quelques années seulement, il commence à écouter d’autres genres musicaux, « quand on fait de la musique, on a l’impression (c’est qu’une impression) d’avoir fait le tour ». Même s’il essaye de faire autre chose, son titre finit par être funky. Il arrivera toujours au même résultat, c’est dans son ADN.

photo-the-Supermen-Lovers-credit.-joelle-van-Autreve-1024x683

Après une dizaine d’année au conservatoire, ce jeune parigot de naissance part jouer dans des formations d’acid-jazz-funk. Il découvre la house en 1993-94 lors des soirées au Palace, à Paris. Il se décide alors de quitter les groupes pour se mettre à l’électro. Il monte son premier label Lafessé Records en 1999 et produit des disques de house music sous le pseudo de Stan de Mareuil. Puis il crée le projet « The Supermen Lovers ». Il sort Marathon live puis Starlight et tout est allé très vite.

L’ENGOUEMENT ELECTRO AVEC STARLIGHT

La naissance de Starlight n’a rien d’extraordinaire en soi, « je bossais sur un instru et j’ai commencé à mettre les mélodies de voix en yaourt dessus ». Mais qui aurait cru que ce morceau aurait un tel succès ? Il demande à un de ses amis, Mani Hoffman, de chanter sur la musique. Ils co-écrivent ensemble les paroles. Dès la sortie du titre, en 2-3 jours, tous les stocks sont vendus. « Le distributeur m’a appelé pour qu’on en refasse », et il a dit non. The Supermen Lovers décide de « jouer avec les nerfs » de ses fans. Il rend le disque rare en réduisant l’offre. La demande monte. Tout le monde le cherche, « du coup même NRJ m’a appelé, il voulait passer le morceau mais, il fallait que je fasse partie d’une maison de disque ». Il fait alors le tour des maisons de disques. Avec l’engouement que suscitait le single, il pensait qu’on allait l’accueillir à bras ouvert. Mais elles lui ont toutes fermé les portes. Au final, BMG le signe en 2001 et Starlight explose : 2 millions de disques vendus. Il finit premier des charts en Europe et le titre devient un des plus gros tubes de musique électronique français.

Si aujourd’hui, nous continuons toujours à nous déhancher sur le morceau. Guillaume Atlan pense que si Starlight était sorti à notre époque, il n’aurait pas eu le même essor, « il y avait cette énergie, un nouveau style de musique qui a été propulsé par Daft Punk ». Depuis 16 ans, il y a eu de nombreuses musiques électroniques qui ont émergé, il serait passé à la trappe.

 

 

NOUVEL EP, WALKING ON THE MOON

Seize ans après Starlight, Supermen sort en janvier 2017 l’EP Walking on the moon , qui s’ajoute au label Word Up Records. Chaque morceau a son souvenir. Cet EP reflète une partie de son évolution dans l’électronique, « il y a deux ans, je bossais qu’en analogique, j’avais une énorme console », puis il a décidé de changer et il est passé au numérique. Les morceaux ont donc été retravaillés avec le nouveau matériel, pour être en adéquation avec les sons d’aujourd’hui. Ce changement marque un nouveau départ pour cet artiste.

The Supermen Lovers ne s’arrête pas à ses projets perso, il fait vivre le label et déniche des talents partout dans le monde. Il produit des artistes en France, en Belgique et même en Hollande. Entre autres, il vient de signer un jeune brésilien qui sort son premier EP en avril. De son côté, lui, Guillaume Atlan aimerait beaucoup collaborer avec Connan Mockasing, un Néo-Zélandais, « je trippe sur cet artiste, ces morceaux sont méga barrés ». Une collaboration ? On l’espère pour lui.

 

 

En attendant, retrouvez son EP sur Soundcloud ou Deezer.

 

 

 

Fanny Labarre, article publié sur le site gfmlaradio.com

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s