MAELIG, EX DE LA NOUVELLE STAR, SORT SON PREMIER EP

Il a remporté le Festival des jeunes talents de la ville de Meaux, il a participé à la Nouvelle Star 2016, aujourd’hui, nous retrouvons Maelig avec son premier EP. Homme au grand cœur, véritable gaffeur et petit mec du 77, qui est-il ?

C’est dans la bonne humeur, que nous avons pu faire la rencontre de Maelig dans nos studios. Il aime et vit la musique. Dès son entrée, il nous a plongés directement dans son univers avec l’interprétation d’un de ses titres, un très bon moment de partage. A défaut d’avoir réussi le pari de ne faire aucune gaffe en 2017, il a pu sortir son premier EP, le 1er janvier 2017.

PicMonkey-Collage-1024x452

– Maelig

MAELIG, CE PETIT MEC DU 77

Ses compositions reflètent sa vie quotidienne. Les moments qu’il a vécus, il s’en inspire. « J’aime transmettre des messages et partager. Je suis plutôt du genre à parler de problèmes généraux, pas des histoires de cœur », précise Maelig. Il ne voit pas la musique autrement qu’en la consacrant à ceux qui l’écoutent. Il écrit chaque jour une ou deux musiques. Bien sûr, il ne les gardent pas toutes. Certaines se retrouvent dans l’oubli, d’autres sont remodifiées, « sur le coup ça me plait, mais après je change d’avis ».

L’un de ses titres, J’avance qu’il définit comme le meilleur de son EP a été écrit en 20 minutes. Lui, qui se décrit comme le petit mec du 77, décide d’aider un sans domicile fixe qui faisait souvent la manche dans l’avenue de son lycée. « Les petits parisiens ne prenaient même pas la peine de lui donner 0,20 cts », ajoute le chanteur. Il a été touché par cet homme et lui donnait parfois des pièces lorsqu’il le pouvait. Et pourtant, il n’avait pas plus d’argent que ces jeunes de Paris. Un jour, sur un coup de tête, il décide de prendre sa ” guitare du 77 ” et de jouer pour lui. En une demi-heure, ce chanteur réussit à lui faire gagner 15 euros. Il rentre directement chez lui et se met à écrire cette musique, « lui n’avait rien, mais moi, j’avais tout ».

 

D’après lui, les personnalités connues n’ont pas plus d’importance que ceux qui ne le sont pas, « finalement pourquoi eux se comporteraient-ils différemment ? Pourquoi auraient-ils le droit ? Alors que les autres ne peuvent pas ». Il se décrit comme le Maelig qui chante dans sa chambre avec sa guitare et son caleçon, et non comme une star.

DE SA CHAMBRE À LA NOUVELLE STAR

Ce jeune homme, d’origine martiniquaise, avance dans sa carrière de manière simple et humble. Il est bercé dès sa naissance par la musique de ses origines, le zouk. A 12 ans, il commence à écouter du rap et aussi à écrire ses textes. Il prend aussi des cours de solfège, de batterie et de djembé.

Il monte son groupe The Mediator, vers l’âge de 16 ans, avec son plus fidèle acolyte Sébastien, qui continue de travailler avec lui sur ses musiques. A cette époque, Maelig avait plutôt le rock dans la peau. Il passe ensuite par le soul, le jazz puis le folk, «  j’ai découvert James Blunt et Ed Sheeran“. Le folk, c’est ça qui l’attirait. Il s’est alors lancé dans cet univers tout en y mélangeant celui du rap, qui lui tenait tant.

Sa vie prend un véritable tournant le jour où il découvre, en allant au lycée à Meaux, l’affiche du Festival jeunes talents. Il y participe, mais pris de panique, il perd à la finale. Déterminé à remporter la prochaine fois, il travaille chaque jour rudement pendant 1 an. Il y retourne et gagne. Par la suite, il tente la Nouvelle Star, qu’il abandonne avant les lives. Aujourd’hui, il ne revient pas seul, mais avec une nouvelle victoire, son EP.

 

SA DEUXIEME PASSION, LA MODE

15875587_1344749438890162_65244254801409174_o

– Maelig

A côté de sa carrière musicale, Maelig est très intéressé par la mode. Il n’aime pas ressembler à tout le monde, il préfère se démarquer par son style vestimentaire, ” n’en déplaise à mon père qui me dit toujours : pourquoi tu t’habilles comme ça “. Et justement pour ressortir de la foule, il a décidé de lancer sa ligne de vêtement Jeune Parisien. Aucun travail à la chaîne, chacun peut avoir quelque chose d’unique. Il demande à l’acheteur ses traits de caractère et personnalise le produit voulu. Il fait un dessin et y ajoute une phrase drôle, ” par exemple, pour une amie qui est rousse et de religion judaïque qui s’appelle Leah, j’ai écrit : Fait attention avec Leah, tu vas te faire carotte ! “. Après l’achat, il leur propose de poser pour un shooting.

Le mot de la fin ?

N’oubliez jamais où vous avez commencé et où vous avez terminé“, conseille Maelig. Selon lui, il n’y a pas de petites opportunités, il faut tout prendre et partager la musique avec le plus de monde possible. Il faut savoir profiter de ce qu’on a au moment où il arrive et surtout penser à ceux qui nous ont accompagnés jusque-là.

Et aussi, le plus important, “il faut croire en soi“. Ce jeune martiniquais se sent désabusé du fait que des chanteurs profitant de leurs atouts physiques avancent mieux que ceux qui n’en ont pas, alors qu’ils le méritent beaucoup plus. ” Ce n’est pas parce que vous n’avez pas la tête que vous n’avez pas le talent pour faire ce que vous aimez “.

Vous pourrez retrouver Maelig en concert le 4 mars au Salon de la jeunesse à la salle des fêtes de Meaux à partir de 17h. Retrouvez ses titres sur iTunes, Spotify et Deezer.

Fanny Labarre, article publié sur le site gfmlaradio.com

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s