Empruntez un vélo gratuitement à Meaux

La mairie de Meaux propose, en partenariat avec l’association Germinale, six stations de prêt de vélos dans la commune.

Après l’inscription auprès de l’association, les Meldois bénéficient automatiquement d’un abonnement gratuit d’un an. Six autres stations devraient voir le jour dans l’année.

 

D’autres stations sont prévues

« Depuis des mois, nous travaillons avec la Ville de Meaux sur l’idée de créer des vélib’ meldois, où les bornes seraient tenues par des salariés en insertion », révèle Bruno Buffière, président de l’association Germinale.

Avec la municipalité, il avait prévu d’ouvrir cette année douze stations de prêt de vélos, mais avec la pandémie, le projet a été ralenti.

Éviter la foule dans le bus

Seulement six points ont été ouverts pour le moment. L’objectif est de désengorger les bus et donner un nouveau moyen de se déplacer aux Meldois qui vont travailler. « Avec les services de la Ville, nous avons pris le parti de différer l’ouverture de certains sites pour déplacer le personnel sur les sites qui seront en tension aux heures de pointe et élargir les horaires d’ouverture », explique Bruno Buffière.

Du centre-ville aux quartiers excentrés

Évidemment, ces vélos ne sont pas réservés qu’aux travailleurs. Les Meldois peuvent les utiliser quel que soit le motif de leur déplacement : travail, loisir, éducation…

Ces stations de prêt de vélos sont un bon moyen de faciliter les déplacements entre le centre-ville et les quartiers excentrés. Les habitants peuvent, par exemple, prendre un vélo au parc Chenonceau puis se rendre à la gare de Meaux. Il suffit de le déposer directement à la station sur place.

Abonnement gratuit d’un an

Pour avoir la possibilité de les emprunter, les utilisateurs doivent seulement s’inscrire auprès de Germinale et remettre un chèque de caution. Grâce à la carte qui leur sera remise, ils auront droit à un abonnement gratuit d’un an et devront la présenter à chaque prêt.

Afin d’éviter que les abonnés ne se déplacent inutilement à une station, la Ville a créé l’application Velmo. Elle permet de voir en temps réel le nombre de vélos disponibles. « Si nous voyons qu’un site manque de vélos, nous en réacheminons », précise le président de l’association Germinale.

Le temps du prêt est limité à une demi-journée, toutefois les agents restent à l’écoute pour toute demande particulière.

Les vélos désinfectés après chaque usage

Avec la pandémie, les stations ne prêtent plus de casque. L’association Germinale recommande donc aux abonnés d’apporter leur propre matériel.

Bruno Buffière annonce les consignes mises en place pour les salariés et la désinfection des vélos : « Tous les salariés sont équipés de masque. Ils disposent de produit hydroalcoolique et ont des pulvérisateurs pour désinfecter les vélos après chaque utilisation ».

Information et inscription : consigne@ germinale.org et sur germinale.org. Télécharger l’application Velmo pour connaître en temps réel les vélos disponibles dans les différentes stations.

Les six stations : gare de Meaux, mairie, cité administrative, parc Chenonceau, centre culturel Luxembourg, zone industrielle Poincy (26 rue des Frères-Lumière).

 

Fanny Labarre pour La Marne

Des mesures pour protéger acheteurs et vendeurs à l’agence Immo 7

Jean-Philippe Dumay est directeur de l’agence immobilière Immo 7, il a arrêté son activité depuis l’annonce du confinement.
Cette semaine, c’est la reprise pour une partie de son équipe. Le directeur a pris toutes les mesures pour rassurer aussi bien les acheteurs que les vendeurs.

une reprise progressive

Ils sont normalement six à travailler dans l’agence, mais pour cette reprise, Jean-Philippe Dumay a fait les choses progressivement : « Nous commençons à trois cette semaine. J’ai un de mes collaborateurs qui a plus de 70 ans, il ne revient pas travailler, je préfère le préserver ».

Deux clients à la fois peuvent entrer dans l’agence

Pour protéger ceux qui souhaitent se rendre à l’agence, le directeur a instauré une zone propre à l’entrée. « Nous mettons à disposition du gel hydroalcoolique, ils ont l’obligation de se laver les mains en entrant », précise Jean-Philippe.
Et pour limiter le flux, seulement deux personnes peuvent entrer, et les rendez-vous sont bien espacés dans la journée ou se déroulent chez le client.

usage de la signature électronique

Pendant cette période de crise sanitaire, l’équipe va avoir davantage recours à la signature électronique. « Nous ferons une visioconférence en même temps. Ça évite tout contact, si cela les gêne, on fera acheteurs et vendeurs avec désinfection de toute la pièce », rassure-t-il.

Des consignes pour des visites en toute sécurité

Jean-Philippe Dumay met également tout en place pour sécuriser le plus possible les visites et rassurer ceux qui vendent leur bien. « Nous envoyons un courrier à l’acquéreur et au vendeur pour leur donner les consignes ».
Le vendeur doit, par exemple, laisser les fenêtres ouvertes (s’il ne pleut pas), ouvrir toutes ses portes et sortir de sa maison juste avant la visite. Ainsi, l’agent immobilier et l’acheteur éviteront tout contact avec ce dernier et n’auront pas à toucher les poignées de portes. « Je viendrai seulement avec deux personnes, les enfants ne viendront pas » ajoute-t-il.
Quant à l’acheteur, il doit venir équipé d’un masque et de gants. « Si les acheteurs n’ont pas prévu, nous les équiperons. Ils n’auront rien le droit de toucher ».
Pour terminer, les clés sont à chaque fois remises dans un sac de congélation, le temps de la décontamination.
Pour mettre en place ces mesures, le directeur d’Immo 7 s’est appuyé des conseils de la mairie de Jouarre, mais aussi du guide et cahier des charges de préconisations de sécurité sanitaire de La Fédération Nationale de l’Immobilier.

■ Immo 7, 30 Grande Place, 77640 Jouarre.

Fanny Labarre pour La Marne

Coronavirus : Pour les ostéopathes, la situation est « très révélatrice de notre statut bancal »

Delphine Marie exerce son métier d’ostéopathe depuis 2006 dans son cabinet à Meaux.
Suite à l’annonce du confinement par le gouvernement, le président du Registre des Ostéopathes de France a invité toutes les associations et syndicats à mener une action commune et solidaire, celle de demander à tous les ostéopathes de fermer leur cabinet.

Les ostéopathes invités à fermer

Même si rien n’oblige ces professionnels à suivre ces directives, le R.O.F n’ayant pas cette autorité contrairement à l’Ordre des médecins par exemple, Delphine a décidé de fermer son cabinet comme la plupart de ses confrères.
Aucune consigne du gouvernement n’a été émise à propos des cabinets d’ostéopathie. « Si on ne nous dit pas que nous devons fermer de manière formelle, on doit nous donner la possibilité de recevoir nos patients dans de bonnes conditions », s’indigne Delphine.

« Être à moitié professionnel de santé »

En effet, même si cette dernière voudrait continuer son activité, elle n’aurait pas la possibilité d’obtenir du matériel de protection au même titre que les soignants qui sont prioritaires. « Nous avons un numéro Adeli qui nous identifie auprès de l’Agence régionale de santé, mais nous n’avons pas de numéro au RPPS (Registre Partagé des Professionnels de Santé) comme les médecins. Notre situation est un peu particulière, nous sommes à moitié professionnels de santé », précise l’ostéopathe.

Pas prioritaires pour les masques

Ils ne sont donc pas inscrits dans le listing des pharmacies comme professionnels prioritaires pour avoir des masques. Une situation qui exaspère ces spécialistes exerçant ce métier : « Elle est très révélatrice du statut bancal des ostéopathes qui fait polémique depuis des années. Le 1 m de distance n’étant pas applicable, de ce fait, il faut ces protections comme le personnel soignant qui traite un patient ».

Les caisses régionales confondent leur statut

Ce statut, décrit comme « bancal » par Delphine, soulève d’autres problèmes également pour ces professionnels.
Dans le cadre de l’épidémie de Covid-19, l’Assurance Maladie Ameli a décidé de prendre en charge, de manière dérogatoire et sans délai de carence, les indemnités journalières pour les professionnels de santé libéraux, les salariés et les travailleurs indépendants selon des modalités alignées.
Delphine a suivi la procédure pour y avoir droit, elle n’a encore rien reçu.
D’un point de vue légal, étant donné que les ostéopathes ne sont considérés ni comme des professionnels médicaux ou paramédicaux, elle devrait recevoir 56 € au même titre que les travailleurs indépendants, mais le montant semble varier selon les caisses régionales. « Certains ont reçu 56 €, d’autres 72 €. La caisse régionale de ces derniers leur a dit qu’ils les considéraient comme des professionnels paramédicaux. Dans leur inconscient collectif, nous sommes considérés comme un kinésithérapeute alors que légalement non ».

une baisse de 48 % de son chiffre d’affaires

Depuis que son cabinet est fermé, Delphine est très impactée financièrement. Elle a subi une baisse de 48 % de son chiffre d’affaires par rapport à mars 2019. Elle ne peut donc pas avoir recours au fonds de solidarité, qui exige une perte au moins de 50 %. « Le gouvernement n’a pas imposé la fermeture administrative des cabinets libéraux d’ostéopathie, je ne remplis donc pas cette condition également. Et de toute manière, si je reçois ces 56 €, je ne serai plus éligible, car je bénéficierai d’au moins 800 € d’indemnités journalières », explique avec dépit Delphine.
Suite à l’annonce du déconfinement le 11 mai, l’ostéopathe ne perd pas de temps et commence déjà à préparer l’après en se fournissant en masques et autres protections par elle-même afin de recevoir ses patients dans de bonnes conditions.

 

Fanny Labarre pour La Marne

Crécy-la-Chapelle : Rachele, infirmière libérale, en première ligne de la contamination

Suite à la pandémie, les infirmiers libéraux ont eu leur emploi du temps bouleversé. Rachele Guesdon, 43 ans, est infirmière libérale et a un cabinet avec son collègue Joël Roger à Crécy-la-Chapelle.
En plus de ses patients réguliers, où une haute surveillance est de mise, son cabinet s’est porté volontaire pour s’occuper des personnes contaminées par le Covid-19.

Haute surveillance des patients réguliers

Étant donné que les opérations prévues pour ses patients ont été annulées à cause du coronavirus, Rachele a mis en place une surveillance renforcée à domicile. « Beaucoup de seniors et de jeunes étaient paniqués. Ils ont posé des questions pour savoir ce qui allait se passer et ce que cela impliquait », explique-t-elle. Ils ont également demandé s’ils risquaient d’être contaminés à cause de ses passages. Heureusement, Rachele a su les rassurer : « De plus, les enfants des personnes les plus agées nous ont indiqué qu’ils préféraient que nous passions pour garder un œil sur leurs parents et voir s’ils développent des symptômes ».
Pour éviter le plus possible les contacts, elle a limité ses passages lorsqu’un aidant était déjà sur place. « La personne pourra lui donner les médicaments que nous préparons en amont et en toute sécurité. Nous restons joignables s’il y a le moindre souci », détaille-t-elle.

Seule et sans réelles consignes

Quelles mesures met-elle en place pour éviter toute contamination ? « C’est le problème, à l’hôpital tout est clair et carré ; à domicile, nous sommes un peu seuls. Que ça soit les médecins, les professions libérales, nous avons eu beau chercher, nous n’avons pas trouvé de consignes très claires », révèle l’infirmière. Avec son collègue, ils ont donc mis en place les mêmes mesures qu’à l’hôpital : mettre des surblouses, des gants et un masque. Et le matériel reste chez chaque patient.

Prise en charge des personnes contaminés

Le cabinet de Rachele et Joël s’est porté volontaire pour prendre en charge les personnes infectées. Ils ont été appelés par la Sécurité Sociale qui leur a confirmé qu’ils allaient en prendre en charge. « Je pense qu’il va falloir désengorger les hôpitaux et permettre justement le maintien ou la prise en charge à domicile par les infirmiers libéraux. Lorsqu’ils vont tous rentrer chez eux, ça va être comme un tsunami », suppose-t-elle.

« Une gestion de crise pour ne pas dire de guerre »

Elle sait qu’il y aura des surveillances cliniques où il faudra regarder s’il y a des difficultés respiratoires, prendre la température, la tension, etc. Mais elle ne sait pas vraiment ce qu’il l’attend. « Ça va être une gestion de crise, pour ne pas dire de guerre. Tout se fera au cas par cas en fonction de la gravité de l’infection. Quand il y aura un appel, nous le prendrons en charge, nous nous débrouillerons », affirme Rachele.
La condition pour que le cabinet prenne en charge ces patients c’est « que l’État nous mette à disposition du matériel, car hormis la boîte de masques que nous avons reçue, qui, je ne vous le cache pas, fond comme neige au soleil, le reste du matériel, c’est nous qui nous débrouillons ».
Pour se protéger, protéger ses patients et ainsi sauver des vies, ce matériel est précieux.

Fanny Labarre pour La Marne

Entraide entre voisins après un incendie dans un pavillon à Saint-Germain-sur-Morin

Dans la nuit du 11 avril, un incendie s’est déclaré dans un pavillon rue Montaumer. L’étage a été dévasté. Heureusement pour le couple, Myriam et Jean-Hervé Goyot, les habitants et la mairie sont d’un grand soutien dans cette épreuve.

Myriam et Jean-Hervé Goyot se souviendront toujours cette nuit du 11 avril où un incendie a dévasté l’étage de leur maison.
À côté de cet événement tragique, ils auront aussi toujours en souvenir la générosité de la mairie et des habitants de Saint-Germain-sur-Morin dans cette lourde épreuve. « Nous avons été très surpris. Plein de gens nous aident, c’est un gros soutien moral et nous les remercions infiniment. C’est exceptionnel, ça nous a fait chaud au cœur », annonce le couple.

Relogés dans une dépendance d’un voisin

Suite à l’incendie, Myriam et Jean-Hervé sont allés en premier lieu à la mairie pour être relogés. Cet échange a donné lieu à un appel à la solidarité sur la page Facebook de la mairie pour leur trouver rapidement un abri, en attendant que les démarches se fassent de leur côté.
Des habitants ont proposé une chambre dans leur gîte, d’autres un appartement en plein centre-ville… La mairie a, quant à elle, suggéré une solution dans la maison d’hôte d’une élue. « C’était pris en charge à 50% par le CCAS », précise Myriam.
Et ils ont finalement accepté une dépendance dans le jardin d’un voisin, un lieu où ils pourront vivre en toute indépendance. « Nous n’y allons que dans un mois, car psychologiquement nous ne sommes pas très bien et être avec notre fille, ça nous fait du bien », ajoute-t-elle.

« Un grand merci »

Ils ont récupéré une grande partie de leurs vêtements et beaucoup de personnes se sont portées volontaires pour les laver. « Nous étions très surpris par la solidarité et par toutes ces propositions dans le quartier, même de personnes que nous ne connaissions pas. Un grand merci ! Merci à ceux rue des Pommiers qui venaient toute la journée proposer leur aide », déclare le couple.

Ils ont perdu leurs trois perroquets

À côté de cela, des pertes de valeurs sentimentales sont à déplorer pour ce couple de magiciens.
Leur collection d’équipements de magie est partie en fumée et leurs trois perroquets ont péri dans l’incendie, « une grande douleur ».
Le jour de l’événement, Jean-Hervé est allé directement dans leur pièce pour les sauver. Myriam raconte : « En entendant l’alarme, mon mari est allé en catastrophe chercher les perroquets. Il a vu que le feu avait démarré dans sa pièce de bricolage ». Il poursuit : « Cette pièce est collée à celle des perroquets, c’était impossible d’entrer. Ils étaient pour nous comme des amis de longue date ».

Pas de mariage pour leur fille

Et même si le mariage pouvait sembler compromis avec la pandémie, aujourd’hui, ils sont sûrs que leur fille ne pourra pas se marier en août. « Tous les préparatifs, avec l’alliance et la robe de mariée, ont brûlé dans l’incendie », s’attriste Myriam. Entre les coups de fils aux assurances, le couple continue de se rendre dans leur maison pour ranger les objets sauvés avec l’aide de leurs voisins. En cette période difficile, ils ont été heureux de trouver du soutien autour d’eux.

 

Fanny Labarre pour La Marne

Pratiquez une activité sportive chez vous avec les vidéos de KMS Fitness

Le sport, c’est important, surtout en période de confinement ! Et ça, le responsable des deux clubs de KMS Fitness, Dylan Charré, le sait. Après la fermeture des salles de sport, suite à l’annonce du président de la République, il a décidé de mettre en place des vidéos d’exercices avec l’aide de ses coachs.
« J’ai demandé à la totalité des coachs s’ils voulaient contribuer à ces vidéos, il n’y avait pas d’obligation, et ils m’ont tous répondu positivement », précise Dylan. Cette idée n’est pas nouvelle, d’autres entreprises le font, comme Les Mills, une entreprise de fitness avec qui ils sont en partenariat. « Le fait de faire participer les coachs, sachant que nos abonnés les connaissent bien, amène une cohésion de groupe » et rapproche davantage l’entreprise de ses adhérents.

Faire de l’exercice dans son salon

Poussez votre table basse et votre canapé, c’est parti pour une séance de sport ! Pas besoin d’avoir un niveau expert ou d’un grand espace pour réaliser les exercices, chacun peut s’y retrouver facilement, comme l’explique David : « Il y a tout type de cours, on a déjà publié des vidéos de circuits training, de body balance et d’autres sont à venir ». Chaque jour, une nouvelle vidéo est postée sur leur page Facebook. Dans chacune d’elles, les coachs proposent des alternatives pour ceux qui rencontreraient des difficultés à certains mouvements. Il est donc possible d’adapter facilement la séance à ses capacités physiques.

Le sport : bon pour le corps et la tête

Pour les addicts de sport, pas de panique, « il faut quand même un certain temps avant de perdre vraiment ses capacités physiologiques et musculaires ».
Même si le temps de confinement n’est pas encore bien défini, Dylan vous suggère de ne pas vous relâcher et de poursuivre une activité physique, même réduite. « Cela va permettre de limiter la perte musculaire et d’endurance en étant sédentaire chez soi ». Si le confinement dure, Dylan ajoute : « c’est inévitable, nous perdrons un petit peu ».
L’activité physique joue aussi bien un rôle au niveau physique que mental. Être sédentaire sans travailler chez soi, « ça va jouer sur la fatigue. Le fait de ne rien faire et de rester chez soi, c’est encore plus fatigant que si on a une activité tous les jours avec un rythme de vie normal avec le travail et les enfants ». Faire du sport est un bon moyen pour s’occuper physiquement et mentalement en cette période de confinement.

■ Retrouvez leurs vidéos sur la page Facebook KMS Fitness Couilly Pont Aux Dames et sur la chaîne Youtube KMS Fitness

Fanny Labarre pour La Marne

Face au coronavirus, les sages-femmes s’adaptent pour protéger les mamans

En tant que sage-femme, Lenaïc Leguluche possède un cabinet à Meaux dans la rue Saint-Faron depuis un an et demi. Elle réalise principalement des échographies gynécologiques et accompagne les futures mamans jusqu’aux dernières semaines avant leur accouchement.
Malgré la pandémie, elle assure que ses patientes ne sont pas inquiètes. La seule chose à laquelle Lenaïc doit faire face, c’est le manque de matériel pour se protéger elle-même et les futures mamans.

Les futures mamans, pas assez protégées

Le Haut Conseil de Santé Publique a classé les femmes enceintes comme personnes à risque… À partir du 3e trimestre. « Ce qui me choque, c’est qu’elles sont considérées comme des personnes à risque mais rien ne leur est donné pour qu’elles se protègent », s’insurge la sage-femme. D’autant qu’à cette période, le bébé est viable. Si l’état de la maman se détériore, quelle que soit la pathologie, « les professionnels de santé vont préférer le sortir plutôt que prendre un risque pour la maman ».

Le matériel est désinfecté à chaque fois

Pour limiter les risques de contamination, Lenaïc Leguluche a instauré certaines consignes qu’elle a imprimées et mises dans sa salle d’attente.
La présence du père est interdite lors de la consultation. « Ça les dérange un peu, mais elles s’y plient ». Les futures mamans ne doivent pas se croiser en salle d’attente à moins qu’elles soient à plus de 1 mètre les unes des autres. « Nous essayons le plus possible d’espacer les rendez-vous et ma salle d’attente me permet de bien espacer les chaises », explique-t-elle. Un gel hydroalcoolique est également à disposition pour se laver les mains en entrant et en sortant du cabinet.

Sans matériel, le travail est laborieux

Équipée de gants et d’un masque, la sage-femme se décrit comme « la reine de la lingette ».
Après chaque consultation, tout ce qui est touché par la patiente est désinfecté. La poignée de la porte d’entrée y passe également. « Elle ne touche pas ma porte pour entrer, c’est toujours moi qui ouvre ».
Pour tout nettoyer après une consultation, Lenaïc Leguluche utilise 3 à 4 lingettes en moyenne. « Nous n’avons pas assez de matériel, les pots de lingettes arrivent au compte-gouttes et n’en contiennent pas beaucoup. Je peux avoir jusqu’à 12 patientes en une journée », précise cette dernière. Elle va donc elle-même en acheter au supermarché.
Pour les masques, elle n’a droit qu’à 6 masques par semaine. « C’est laborieux, on nous demande de ne pas sortir et on doit aller toutes les semaines prendre des masques », ajoute-t-elle. Il lui arrive donc d’en garder un plusieurs jours. « J’en mets vraiment un tout neuf tout propre si la dame me dit qu’elle a de la fièvre, par exemple ».
« En tant que libéraux, nous rencontrons beaucoup de monde, nous devrions être testés, ce n’est pas normal. Si nous sommes infectés, nous sommes les premiers vecteurs », conclut-elle. Heureusement des dépistages pour les professionnels de santé commencent à se pratiquer à Meaux.

 

Fanny Labarre pour La Marne

Municipales : Les Créçois devront retourner voter

Des résultats serrés à Crécy-la-Chapelle à l’issue du premier tour des élections municipales, les listes se retrouveront pour un second tour.

De nombreux maires sortants ont été réélus dès le premier tour, dimanche 15 mars, dans le nord de la Seine-et-Marne. Ce n’est pas le cas de Bernard Carouge, maire sortant à Crécy-la-Chapelle. Il a réalisé un score de 43,21 %. Ses deux opposants le talonnent : la liste de Sébastien Chimot a 30,76 % et plus loin, celle de Marie-Noëlle Témoin Hadey, 26,01 % des suffrages.
Ces derniers se rejoignent en disant que le score du maire sortant est loin d’être une réussite, voire une défaite. « Nous remarquons surtout que les Créçois ne veulent pas de Bernard Carouge comme maire », annonce Marie-Noëlle Témoin Hadey.

Un résultat sans surprise

Pas de surprise pour le maire sortant, Bernard Carouge : « Je m’attendais à ce résultat. Il y avait trois listes, donc trois projets, il y a eu une répartition des voix ». Beaucoup de ses opposants l’ont attaqué sur l’urbanisation et notamment sur son plan local d’urbanisme. « Ce n’est pas notre volonté d’aller urbaniser la ville. Nous allons le marquer encore plus fortement. Il m’appartiendra, si je suis réélu, de regrouper l’ensemble des Créçois à ce sujet », explique-t-il.

« À fond sur le second tour »

La liste de Marie-Noëlle Témoin Hadey, Une Autre Vision pour Crécy-la-Chapelle et ses hameaux, est très contente de son score. « Nous sommes partis avec beaucoup de handicaps. L’opposant historique a d’ailleurs fait un score moins important qu’il y a six ans », note la candidate.
Pour elle, les mesures mises en place par le président de la République, l’ont défavorisé. « Avec un taux de participation habituel de 65 %, nous aurions eu plus de chances ». Maintenant, « on est à fond sur le second tour ». Quand aura-t-il lieu ? Elle ne sait pas, mais cette éventualité ne l’angoisse pas : « Notre liste est nouvelle et jeune, cela nous avantage pour aller encore plus sur le terrain ».

« Au 2nd tour, c’est nous qui gagnerons »

Pour Sébastien Chimot, tête de liste de Pour Crécy et les Créçois, c’est la déception. Le résultat a été impacté par le Coronavirus. « La mobilisation était basse, cela ne reflète pas réellement le choix des électeurs », affirme-t-il.
Des habitants qui soutiennent sa liste ne seraient pas allés voter dans les urnes dimanche dernier. Si le second tour a bien lieu, « je vais continuer une campagne de terrain. Dire la vérité aux gens et surtout leur poser la bonne question : « quel avenir veulent-ils pour Crécy ? » ». Il ira également avec son équipe voir les électeurs pour les inviter à aller voter pour le prochain scrutin.
Pour lui, les Créçois ont voté pour sa liste parce que son programme est en corrélation avec ce qu’ils souhaitent. « Ils ont envie de changement et de mettre tout de suite un frein à l’urbanisation. C’est pourquoi, je suis sûr d’une chose, c’est qu’au second tour, c’est nous qui allons gagner ! », annonce le candidat.

 

Fanny Labarre pour La Marne

Le maire sortant prend des mesures pour les élections face au coronavirus

Le maire sortant, Ugo Pezzetta, veut rassurer les administrés qui vont se déplacer dimanche pour les élections municipales.

Pour l’heure, Ugo Pezzetta, le maire sortant de La Ferté-sous-Jouarre, affirme qu’ « aucun habitant de la commune n’est atteint du Covid-19 et qu’il n’y a eu aucune suspicion ».
Malgré cela, il souhaite mettre en place des mesures en plus des préconisations données par le ministère des Solidarités et de la santé afin de limiter le plus possible la propagation du virus si une personne contaminée viendrait voter le 15 mars.

Un dispositif maximum

« Nous mettons tout en œuvre pour rassurer au maximum les administrés et pour qu’ils puissent se déplacer aux bureaux de vote en toute sécurité », assure le maire sortant. Dès le début de la pandémie, son équipe avait anticipé l’achat de matériel pour faire face au Covid-19.
Ainsi, pour ce premier tour, un dispositif maximum sera mis en place, indique Ugo Pezzetta : « comme si nous étions dans une période de crise alors que nous n’avons aucun cas. Nous préférons prévoir le maximum plutôt que le minimum et avoir une mauvaise surprise et être pris au dépourvu ».

Locaux, isoloirs et objets désinfectés

Quelles sont ces mesures ? « Les locaux où les habitants viendront voter seront bien nettoyés et désinfectés plusieurs fois par jour ». De plus, 300 solutions hydroalcooliques seront placées à l’entrée et à la sortie de ceux-ci.
Chaque bureau de vote sera équipé de lingettes nettoyantes et désinfectantes en plus de ces solutions. Elles seront utilisées pour les surfaces et les objets. « Les élus nettoieront régulièrement les isoloirs et tout ce qui peut être en contact avec les personnes : tables, réglettes de registre, etc. Tout sera désinfecté régulièrement le 15 mars », poursuit le maire sortant.

Les agents porteront des gants

Étant donné que plusieurs papiers seront à manipuler tout au long de cette journée, « tous les agents des bureaux de vote porteront des gants afin de pouvoir les manipuler en toute tranquillité ».
Chacun d’entre eux aura aussi son propre stylo qui lui sera remis personnellement pour éviter au maximum les échanges. Le stylo utilisé pour émarger sera désinfecté quasiment à chaque passage. « Une bonne idée serait que chacun puisse arriver avec son bulletin déjà dans l’enveloppe, ça fera des manipulations en moins », suggère Ugo Pezzetta. D’ailleurs, certains maires recommandent également que les administrés apportent leur propre stylo noir pour émarger.
Enfin, la distance entre le votant et celui qui fait voter sera agrandie en doublant les tables. « Tout ça est fait pour rassurer et sécuriser, mais il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Dans les bureaux de vote, il y a rarement plus de 20 personnes en même temps ».
La journée qui s’achèvera par le dépouillement laissera place aux mêmes mesures. Pour ceux qui auraient des craintes et hésiteraient à aller voter, le maire apaise : « il y a plus de risques d’attraper le virus au supermarché qu’en allant voter ».

Fanny Labarre pour La Marne

Voulangis : Le maire est pour un regroupement avec Crécy-la-Chapelle

« J’adore ça, je suis passionné par cette fonction », dévoile Franz Molet, maire de Voulangis depuis six ans. Il est le seul candidat aux municipales dans sa commune.

Regrouper Crécy-la-Chapelle et Voulangis

« Il faut moderniser notre façon de gérer, voir plus loin, la société bouge vite et va bouger de plus en plus. Nous ne pouvons pas exercer la fonction de maire comme nous le faisions y a 50 ans ».
Pour lui, l’avenir est dans le rapprochement des communes. Il envisage le regroupement des villes autour d’un bassin de vie, en l’occurrence autour de Crécy-la-Chapelle. Voulangis, Villiers- sur-Morin, Bouleurs et Tigeaux sont placées tout naturellement autour d’elle. « Je parle en particulier de ma commune, pas celle des autres. Ça sera à eux de décider par la suite si nous nous le faisons », précise-t-il.

Mutualisation des services

Ce regroupement permettrait une mutualisation des services. Par exemple, en matière d’urbanisme et de prévention des inondations, les décisions se prendraient de manière plus large. « C’est une nouvelle façon de gérer, une nouvelle philosophie. Je n’invente rien, j’observe et réfléchis. Des petites communes pratiquent de cette façon », poursuit le maire.
Les mairies de chacun pourraient rester, « ça sera à discuter, pour garder une proximité avec la population ». Et même si cela va sans doute déplaire certains, il ajoute : « Crécy n’appartient pas qu’aux Créçois, elle nous appartient aussi ». Les Voulangeois s’y déplacent beaucoup pour faire leurs courses ou pour profiter de certains services qu’il n’y a pas chez eux.

Un accord commun avec les élus

Pour que ce rapprochement se concrétise, il faut que tous les élus soient d’accord. « Il ne faut pas que ça soit forcé, ils doivent être prêts à sortir de leur zone de confort. Prêts à innover, à se lancer ». Franz Molet sait que cela représentera beaucoup de travail et demandera une gestion plus rigoureuse, mais il pense également que ce sera plus économique. « Tout serait simplifié, nous ferions des économies et pourrions apporter plus à la population, mais il faut que nous nous mettions d’accord entre maires. Là, nous touchons à l’humain et ce n’est pas toujours facile », explique le maire de Voulangis. Il compte prendre « la température » sur ce projet auprès de ses administrés, lors de son prochain mandat.

Poursuivre les projets

En plus de ce projet, s’il est réélu, Franz Molet souhaite poursuivre ceux en cours : les travaux de voiries, la préservation et valorisation du patrimoine.
Il a prévu d’investir dans la sécurité, notamment sur la route de Melun, la rue de Villiers et la rue Montoir.
La nouveauté en matière d’environnement sera la mise en place d’une commission dédiée. « Nous commencerons petit à petit avec des choses simples, le temps que les habitants adhèrent aux idées et nous irons plus loin par la suite », conclut le maire, en précisant que le but ne sera pas de les faire culpabiliser.

 

Fanny Labarre pour La Marne